Les jours de semaine où il fait beau, quand vient l’heure du repas, je ne reste pas dans l’ambiance enclavée de la salle réservée à la pause café. Je prends mon vélo, et je fais un petit kilomètre pour atteindre le parc Odyssud. Je m’y installe, sur un banc ou directement par terre. Je sors mon pic-nique, un bouquin, et je profite tranquillement du beau temps et des canards en cassant la croute. Puis, je refais le même kilomètre dans l’autre sens, et retourne à mon bureau.
Par la fenêtre du dit bureau, j’ai une vue presque directe sur le parc. A vol d’oiseau, il doit être à cent mètres. Malheureusement, je ne ferais jamais ces cents mètres à pieds, car voilà, la route de Cornebarrieu passe entre mon immeuble et la verdure. C’est une deux voies ultra fréquentée, et rien n’est prévu pour qu’on puisse la traverser.
C’est merveilleux le progrès. Pour « gagner du temps », on construit des routes immenses, et si parfaitement infranchissable qu’il faut faire de longs détours pour passer de l’autre côté.