Présents : très nombreux (au moins 25) ! C'est avant tout une excellente nouvelle. Mais ce niveau de participation, s'il perdure, posera la question de la scission du groupe en deux ou remettra en cause la possibilité de se réunir chez les participants.
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> Particularité : présence de 2 étudiantes en journalisme, avec caméra et micro. Un documentaire sans voix off de 12 minutes sera produit, puis devrait être présenté au groupe dans les locaux de Friture (date encore indéterminée).
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> Points divers :
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Le tour de table est l'occasion d'une discussion sur la possibilité de se passer d'un réfrigérateur. 2 témoignages montrent que c'est facile, au moins en hiver (éventuellement grâce à une glacière sur le balcon).
C'est aussi l'occasion de rappeler ce qu'est un grand don. Pour faire simple, c'est un marché aux puces où l'on ne vend pas ce dont on souhaite se défaire ; on le donne. Le premier a été organisé à Paris, sur le Pont Marie.
Suite à la réunion précédente, portant sur les déchets, une question est posée sur l'action de mobilisation des élus qui avait alors été décidée. Delphine se porte volontaire pour rédiger une pétition destinée aux candidats aux municipales, qui serait disponible sur ce site.
Présentation de Mobilib, initiative locale destinée à développer l'autopartage à Toulouse. L'objectif est que le maximum de ménages puissent se passer d'une voiture. En intégrant la coopérative de consommateurs Mobilib, ils auraient alors la possibilité d'emprunter une voiture pour quelques heures (2 ou 3 jours maximum) en ne payant que ce qu'elle coûte réellement, au prorata du temps d'emprunt et du kilométrage parcouru. Il sera également possible de recourir au service sans prendre de parts dans Mobilib, mais à des tarifs un peu plus élevés. Le projet est de mettre en service 9 voitures dès février, basées à proximité de stations de métro. Plus d'informations sur www.mobilib.fr .
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> Sujet du jour : Noël
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Une réserve est émise sur l'expression « contre la consommation », qui avait été inscrite sur ce site pour annoncer la réunion. Pour une autre participante, le « moins » est au moins aussi important que le « mieux ». En achetant bio, équitable ou local, on donne tout de même de l'argent dont on ne sait pas s'il va être ensuite redépensé de manière éthique (effet rebond). Témoignage pour concrétiser : « cette année, j'offre un livre à une personne, et rien à d'autres ». Réaction : offrir une mini-moto ou un jouet en bois – à prix égal – entraîne le même effet rebond, mais il y a bien tout de même une différence de conséquences entre les 2 cadeaux.
Débat sur le terme de « consommation ». Est-il lié au fait d'acheter ou non ? Tout le monde n'entend pas le mot de la même façon. Pour une participante, la consommation apparaît à partir du moment où l'on satisfait une envie plutôt qu'un besoin.
Discussion sur la monnaie, qualifiée de belle invention (vecteur de troc). Ce qui introduirait un problème, ce serait l'actionnariat, la valeur donnée au temps, etc. Un participant souligne qu'un système local ne peut pas fonctionner à grande échelle. A partir d'un certain nombre d'individus échangeant, l'offre et la demande se font jour.
Point sur le prix d'un cadeau en fonction de l'endroit où on l'achète : si on paye un livre plus cher chez un libraire indépendant que chez un grand distributeur, cela signifie qu'à dépense égale, on aura consommé moins.
Offrir un objet que l'on possède déjà, plutôt que d'en acheter un : l'idée séduit, mais pose la question de ce qu'en pense celui qui reçoit. Expliquer son geste est parfois satisfaisant. Mais dans certains cas, on est amené à faire primer le plaisir que l'on veut faire au destinataire du cadeau. Certains soulignent qu'il est important de ne pas limiter son cercle de relation à ceux qui peuvent comprendre et accepter une telle démarche.
Un participant souligne que quant il donne (pas forcément à Noël) un objet de valeur dont il souhaite se détacher, il passe pour un riche !
Donner quelque chose qui a été demandé entraîne bien souvent chez le récipiendaire une joie courte, suivie d'une frustration.
Attention attirée sur le risque du « aime-moi ; je t'ai fait un beau cadeau ».
Volonté de ne pas rester dans un schéma binaire entre le cadeau moche et écorné d'une part et le cadeau bien parce que neuf et technologique d'autre part. Cette alternative sommaire n'existe pas.
Tendance actuelle : offrir de l'argent (ou pire, des chèques cadeaux). Cela est vécu par plusieurs comme une dérive choquante : la valeur du cadeau est alors limitée à son montant, l'effort de faire plaisir est moindre (mieux vaut prendre le risque de se tromper).
Un risque : ne plus offrir que « dans les clous », c'est-à-dire pour Noël ou les anniversaires.
Cadeaux de récupération : « faire les poubelles » pose un problèmes juridique. Un déchet dans un bac roulant appartient à celui qui l'a jeté jusqu'au passage des éboueurs.
Certains, à force de se faire offrir des cadeaux qu'il n'aiment pas, ont réussi à trouver les mots pour le dire. L'essentiel est d'ailleurs plus de se retrouver que de se faire des cadeaux.
Les cadeaux sont difficiles à remettre en cause, parce que l'objectif est de provoquer autant d'éclairs dans le regard qu'on ouvre de paquets.
Réaction vive d'une participante : on ne parle que des cadeaux ! Et la surabondance de bouffe ? Et le côté parfois ressenti comme contraint d'aller passer ce moment avec tel ou telle (surtout quand la famille proche est très réduite) ?
Une autre dit l'importance (qui d'après elle s'est perdue) d'ouvrir sa table à des personnes seules.
Une participante est très attachée à la « bonne bouffe », quelqu'un d'autre remarque que le foie gras ou d'autres mets sont devenus ordinaires, un troisième qu'on peut faire un bon repas en faisant un repas ludique (un repas orange, par exemple : velouté de courge dans le légume, saumon, mimolette, etc.) sans que ce soit forcément cher, mais en entretenant un esprit très festif.
L'aspect rituel n'est pas forcément remis en cause, plusieurs y sont même attachés.
Historiquement, même avant la fête chrétienne, Noël était un moment où l'on s'autorisait à faire une entorse en prélevant un peu plus que d'ordinaire dans les réserves hivernales. C'est donc très ancré dans nos cultures.
Un participant remarque, en le déplorant, que nous manifestons un certain sentiment de culpabilité. Tout le monde ne partage pas cette impression.
Un autre rappelle l'importance de penser à ouvrir le moment de Noël, en invitant ceux qui ne peuvent pas le vivre avec leur entourage le plus direct.
Un troisième témoigne de sa tentative de sortir des cadeaux matériels : les frères et sœurs offrent aux parents un week-end en chambre d'hôtes avec eux. Mais le matériel revient par la fenêtre avec de petits cadeaux symboliques de la destinations plus un cadeau par personne de valeur modérée…
Pour certains, c'est logique : ils préfèrent offrir de multiples petits cadeaux plutôt qu'un gros, pour faire plaisir plusieurs fois.
Il est déploré que de plus en plus souvent, le cadeau est… de l'argent. Ca ramène finalement le destinataire du cadeau à ce qu'il vaut aux yeux de celui qui offre. C'est aussi une façon de dire « tu ne m'inspire pas, je n'ai pas fais l'effort de trouver une idée pour toi ». Et ça tue l'effet de surprise.
Les mêmes reproches sont faits aux chèques-cadeaux, qui en plus rendent le destinataire tributaire d'une enseigne (ou d'un groupe d'enseigne) en particulier.
Dernier sujet abordé : que penser des cadeaux utiles ? Pas de position tranchée sur ce point. Non pas tant que les avis divergent, mais plutôt que les 2 types de cadeaux (utiles ou futiles) ont du bon.
La prochaine réu aura lieu le jeudi 10 janvier, chez Edouard. Comme à chaque fois, on amène quelque chose à partager. Pas de grand thème défini mais Ronald nous parlera du SEL (système d'échanges local) toulousain. |