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Notre village dans les nuages


Gloubi Boulga Night 02

Ça se passe le 23 Mai 2002, dans une ville appelée Toulouse. La ville rose, paradis des saucisses et des violettes, s'ébranle de nouveau, cette fois pour un événement plus joyeux. Portons notre attention sur le Chapiteau du Stadium, une alternative intéressante aux bâtiments construits en dur généralement appelés "Zenith". En ce lieu, à cette date, et en début de soirée, s'amassent une foule de grands enfants. Tous ont la vingtaine passés, mais ce soir, un seul désir, celui d'avoir à nouveau huit ans, et de vibrer au rythme de ces merveilleux dessins animés qui ont bercés notre enfance.
Le chapiteau est presque comble, la population d'une salle de concert, et tout le monde se jette des ballons à la figure en chantant de vieux tubes des années 80. La salle est chaude, la deuxième édition de la Gloubi Boulga Night va pouvoir commencer.




Hippolite
Hippolite le gentil
Un peu serrés entre nos sièges, nous avons bien essayés de swinger au rythme effréné de la Danse des Canards, mais c'était finalement plus mal-pratique qu'autre chose.
- C'est la tradition de commencer en dansant, nous avais dit le présentateur.
En tout cas, c'était plutôt bon enfant, très rigolo, et puissamment désinhibiteur.
Débarque alors Hippolite, l'ami de Casimir, qui hélas n'avait pas pu se déplacer pour l'occasion. Le message qu'Hippolite nous transmet est clair :
- Ne devenez jamais des adultes, n'oubliez pas l'enfant que vous êtes.
Alors qu'il se met à chanter sa chanson fameuse, je réalise combien je suis d'accord avec lui.


Sur l'écran géant, au rythme des prouesses surdimensionnées des baffles qui parfois même ne suffisent pas à couvrir les piaillements du public, sont alors projetés les premiers extraits. D'un seul coup, je réalise quelle erreur monumentale ça avait été de ne pas aller à la première édition de la Gloubi Boulga Night. J'avais un peu peur de m'ennuyer à revoir des animés que je connaissais par coeur, j'ai été vite rassuré.
Je répartirais les oeuvres présentées en deux catégories.
D'un côté, il y a les classiques, que ce soit Albator, Capitaine Flam ou les Mystérieuses Cités d'Or. Des titres majeurs, sans surprises, mais qui font toujours plaisir à revoir. De mon point de vu, cela aurait quand même été un peu barbant, mais c'est alors que cette notion d'ambiance entre en jeu. Être une salle pleine à vibrer au rythme du grand condor, sur grand écran avec des décibels pleins les oreilles, c'est vraiment quelque chose. Pour cette raison, non, il n'est pas ennuyeux de revoir Goldorak pour la cinquantième fois, c'est même une expérience assez impressionnante.
Heidi
Petite fée de nos campagnes
De l'autre côté, il y a les vieilleries, ces séries sorties des cartons dont on garde quelques bribes de souvenirs imprécis, et qui soudainement nous reviennent en mémoire. Teletactica, Dr Snuggles et Téléchat nous voilà ! Oh certes, ces séries ne devaient pas casser des briques, mais quel bonheur nostalgique de remettre la main sur un vieux souvenirs ! J'ai ainsi redécouvert avec extase combien des séries comme Heidi ou Calimero étaient ultimes dans leurs genres, et j'éprouve aujourd'hui le vif besoin de remettre la main dessus ! D'autre, en revanche, on est content de les avoir oublié, je pense en particulier à l'attroce Méthanie.
Dans un cas comme dans l'autre, les séries étaient présentées grâce à un épisode remonté, afin de réduire sa durée. La durée moyenne des extraits était de l'ordre des cinq à dix minutes, ce qui est appréciable car ni lassant ni frustrant.
Plusieurs vieilles émissions de jeunesse étaient également de la partie, comme l'inoubliable Récré A2, et le nostalgique Village dans les Nuages. Que de souvenirs à chaque fois ! Je pensais que la carte de la nostalgie ne fonctionnerait pas chez moi - dans la mesure où ma passion pour l'animation est très forte aujourd'hui - et bien je me trompais.
Plusieurs entractes ont découpé ce festival de dessins animés, rendant les six heures du programmes agréables. A chaque fois, c'était distribution de gourmandises et chanson pour les plus motivés. Votre serviteur s'est d'ailleurs fait remarqué dans une laborieuse interprétation de l'Ours Colargol. Il y a également eu un concours et divers lot ont été distribués grâce à des coupons trouvés dans le Animeland special Gloubi Boulga Night 2 qui nous avait été distribué à l'entrée.


Inspecteur Gadget
Mad n'a qu'à bien se tenir !
Que reprocher à cet événement original ? Je n'aurais qu'une seule critique. Résolument axée nostalgie, la Gloubi Boulga Night surffe sur une vague de retour aux années 80, ce qui est sans doute un effet de mode assez ponctuel. La totalité des animés présentés datent de la glorieuse époque de Récré A2, pas un de ceux qui ont fait la gloire de La 5 et de TF1 n'a fait la moindre apparition. A cela, on peut répondre que cela aurait changé le thème de la soirée, et n'aurait pas été forcément une bonne chose. Je me serais pourtant bien régalé avec un extrait du Petit Chef ^.^
Remarquons au passage qu'on n'a pas vu la couleur de certains titres pourtant annoncés dans le programme, notamment un de ceux que j'attendais le plus : Ploom !!


Si un effet de mode est à l'origine de la Gloubi Boulga Night, cela veut aussi dire qu'il n'y aura pas forcément d'autres édition, ce qui est bien dommage, car quand cette deuxième édition s'est terminée, je me suis tourné, sidéré, vers ceux qui m'accompagnait, et me suis exclamé :
- C'est déjà fini !?
Il était 3 heures du matin ...


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gloubiboulganight.com : Le site officiel de la Gloubi Boulga Night