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Notre village dans les nuages

Dragonball - Le film live !



Dragonball. La série culte de toute une génération.
Du haut des 42 tomes de son manga, des 500 et quelques épisodes de ses trois séries TV et de sa quinzaine de films, Dragonball est entré dans la légende. Cette série, vivement critiquée par ceux-là même qui ne jurait que par elle il y a encore quelques années, est une vaste épopée. Trop longues, disent certains, et je ne peux leur donner tord. La série animée, en particulier, souffrent du défaut horrible d’être mille fois trop lente.
Quand j’ai lu au détour d’un magazine qu’il existait un live Dragonball, avec des acteurs de chair et de sang, un film n'ayant de plus jamais recu l'approbation d'Akira Toriyama, j’ai crains le pire.
J’avais tort.
la chose


Introduction Conclusion

Au détour d’un bac à solde d’une grande surface anonyme, je tombe sur l’objet. Dragonball, le film, en DVD …
Pris d’un doute sérieux, j’arrive à me persuader de le prendre, et je crame cinq malheureux sacs pour acquérir la chose. Je tiens à signaler qu’à l’époque je n’avais pas encore de lecteur de DVD, mais après tout, un disque sans lecteur n’est pas plus inutile qu’un lecteur sans disque, donc …
Je me retrouve chez un copain qui, lui, possède un Pionneer 6/32 SCSI, de quoi lire la bête et, n’ayant rien d’autre à faire, motivés pour une partie de franche rigolade, on lance l’engin.
Premier constat, la qualité du DVD est lamentable. Aucun extra, une seule langue – le français, pas de sous-titres. J’allais me rendre compte plus tard que le découpage des chapitres était de plus très mal fait.
Mais qu’importe, le film commence.

Une heure trente plus tard, on est franchement ravis. Comme prévu, Dragonball – le film est d’un quitchisime démentiel !
Le film n'est pas japonais. Il doit venir de Hong-Kong, ou quelque chose comme ça, et, sauf erreur de ma part, il a été produit sans l'autorisation d'Akira Toriyama, le papa de Dragonball.
Les acteurs sont vraiment trop, les effets spéciaux risibles, la musique est ponctuée de plusieurs chansons en arrière plan qui donnent un certain rythme aux scènes d’action. Les combats sont à hurler de rire ! La scène du combat entre Son Goku et son grand-père est à se décrocher la mâchoire !
On retrouve bel est bien cette ambiance si particulière des wilds, ces films amateurs qui ont rendu les Bitomans célèbres. Bref, c’est vraiment extra !
Et Dragonball, dans tout ça ?
J’y viens, j’y viens …
L’histoire, d’abord.
Et puis non, je vous laisse la surprise. De toute façon, elle n’est qu’un prétexte. Sachez juste que ça correspond à peu prés à la première quête des dragonball, soit aux tomes 1 et 2 du manga.
L’univers ensuite.
C’est censé être celui de Dragonball. On retrouve certains éléments comme le bâton magique, le nuage magique et évidemment les dragonballs. On aurait aimé voir quelques capsules, mais il faudra faire sans :-(
Les personnages, enfin, car c’est eux les clous du film !
On retrouve une bonne partie des personnages du début de la série. Ils ne ressemblent évidemment pas à ceux de Dragonball, physiquement parlant. Mais ils sont vraiment trop !
Et vlan, transition vers la galerie des personnages …


Son Goku

Le seul à conserver le nom de la série d’origine !
Dans DB Live, Son Goku est loin d’être aussi neuneu que dans le manga, c’est quand même dommage ! Mais bon, c’est pas une lumière non plus, et ça suffit à le rendre amusant.
Et puis la façon qu’il a d’aller à la pêche est extraordinaire !

Son Goku
Sparkle \ Son Gohan

Le grand-père de Son Goku. Il est en vie, et oui !
On retiendra surtout de lui la géniale scène de combat du début du film, qui à elle seule vaut le détour. Comme c’est un perso qui n’est pas très présent dans le manga, je me contenterais d’ajouter que son air à la fois bienveillant et chamailleur le rend très sympathique.
Sparkle
Seetoe \ Bulma

La rencontre entre Seetoe et Son Goku vous donnera sûrement une impression de déjà-vu. Et oui !
Seetoe est également à la recherche des dragonballs, même si on en vient à se demander pourquoi. Un peu allumeuse, voire franchement, on la trouve formidable en présence de Westwood.
Seetoe
Piggy \ Oolon

Nous voilà avec un Oolon qui n’a plus grand chose d’un cochon !
Mais c’est un détail. Son aptitude à la transformation, son obsession sexuelle et sa façon de se cacher derrière Son Goku quand les choses tournent mal le rendent hilarant.
Il est même carrément mortel, chez l’Homme Tortue et lors de la "grande scène d’action de fin".
Westwood \ Yamcha

Encore un qui ressemble bien à lui-même. On retrouve son assurance pleine de fierté, sa fourberie et même son illustre timidité qui, le pauvre, lui cause bien des soucis.
Voilà encore un personnage poilant !
Westwood
Mlle Blanche-Neige \ Plume

Uh ?
Plume est devenu un pitoyable perroquet. Ca aurait pu s’arrêter là, mais non !
C’est un véritable traitre, qui ne rate pas une occasion de dévoiler les pires secrets de son maître Westwood.
L’Homme Tortue \ Tortue Géniale

Le meilleur de tous !
Le côté vieux maître obsédé est autant présent que dans le manga, ce qui n’est pas peu dire !
La scène ou il appelle le nuage magique est se fracasser la tête contre les murs en poussant des cris d’extases …
L'Homme Tortue
Jade

Tiens, on attaque les persos inventés.
Jade est une de ces gamines en détresse comme on en connait des milliers. Elle semble n’être présente que pour donner une dimension "tragique" à l’intrigue. C’est clair que ce n’est pas elle qu’on retiendra dans ce film.
Malila

Premier bras droit du gros bill de service. Sa platitude en fait un personnage même pas intéressant. Mais elle connaîtra une fin bien surprenante …
Zebrata

Et voilà le Schwarzy de service !
C’est un gros bœuf qui ne s’exprime qu’avec un fusil. Son manque total de finesse en fait l’adversaire parfait. Je suppose qu’il fallait un personnage comme ça pour que ce film ne ressemble pas "trop" au manga, même si il fait penser au sergent metalique, le cyborg que Goku affronte dans la tour du Muscle du ruban rouge.
Zebrata
Le Roi Cornu

Il est pas beau, il est méchant et il ne veux qu’une seule chose.
" Conquérir la planète grâce aux dragonballs ! "
Son design est plus proche des méchants de X-Or que d’autres choses, ce qui est assez dépaysant. Il dirige une armée. Encore une fois, on ne peut que penser au Ruban Rouge, seul moment dans le manga où nos héros affrontent une multitude de troufions tous justes bons à se faire trucider.
Le Roi Cornu

Voilà. Il y a peut-être un ou deux persos que j’oublie, mais ils sont sans intérêt, et on les voit très peu.

Cela fait quand même une sacré bagatelle de personnage, n’est-ce pas ?
Cela aussi contribue à la valeur du film, en apportant une certaine diversité aux événements.



Je tiens à préciser que je n’ai fait qu’exprimer ma misérable opinion sur un film qui, je le rappelle, est à réserver aux fans de nanars, qui savent prendre ce genre de films tels qu’ils le méritent, soit au 666ème degré.
En tout cas, voilà bien un film très drôle, qui je pense vaut la peine d’être vu, au moins pour les fans ou les nostalgique de cette série qui s’appelle Dragonball, et qui a à sa manière contribué au développement de la culture manga en France.

Le Mask